Le crédit hypothécaire «Habitat en milieu rural» aux particuliers

L'Algérien consomme 15 kg de poulet par an

La facture des importations des céréales a reculé de 26% durant l’année 2016 soit l’équivalent de 1,7 milliards de dollars par rapport a l’année 2015

تنظم الغرفة الفلاحية لولاية جيجل اجتماع مع رؤساء ومديري التعاونيات الفلاحية لدراسة أوضاع مختلف مشاكل هذه التعاونيات الفلاحية يوم الاثنين 10 جويلية 2017 بمقر الغرفة الفلاحية

عـــدد سكــان ولايـــة جيجــل حســب الديـــوان الوطنــي للإحصائيـــات هـــو749956 نسمـــة

تعلن الغرفة الفلاحية لولاية جيجل عن تنظيم يوم تحسيسي تكويني حول بكتيريا " أكسيليلا فاستيديوزا " المسببة لمرض التدهور السريع للزيتون  بالتنسيق مع المعهد الوطني لحماية النباتات و مديرية المصالح الفلاحية لولاية جيجل ، و ذلك يوم 07 مارس 2018 بالمركز الثقافي الإسلامي وسط مدينة جيجل، إبتداءا من الساعة 9 سا و 30 د صباحا

الحملة الوطنية الكبرى للتشجير تحت  شعار "شجرة لكل مواطن" التي ستنطلق بداية شهر اكتوبر2019 الى غاية مارس  2020 

Une coopération constante avec les pouvoirs publics pour la gestion rationnelle de l’eau en Agriculture

Une aide aux Agriculteurs et Eleveurs pour la promotion des terroirs (Indication géographique, Appellations d’origine

Une contribution active à la promotion de l’Agriculture par l’organisation des Foires et Salons

Une Animation et un accompagnement professionnel par le conseil ; la vulgarisation et la formation des Agriculteurs et les fils d’Agriculteurs dans l’ensemble des Filières

  • Produit laitier

  • Huile

  • Fraise

  • CAW de Jijel

Publication technique et scientifique

Gestion de l'interculture : Quelles stratégies de travail du sol adopter cette année ?

Restructurer des sols tassés, contrôler le développement d’adventices, perturber les populations de limaces… la gestion de l’interculture revêt cette année quelques spécificités dans les régions touchées par les fortes pluies en mai et juin. Le point sur les opérations à mettre en œuvre pour assainir les parcelles selon le type d’interculture.

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Les intempéries du printemps vont avoir plusieurs conséquences agronomiques sur la gestion de l’interculture (tableau 1).

Tableau 1 : Impacts des intempéries du printemps sur la gestion de l’interculture 2016

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Concernant le tassement et les possibilités de travail profond, il conviendra d’être vigilant cette année : même si la surface du sol a séché, les horizons sous-jacents resteront humides dans de nombreuses situations sans que cela ne soit trop visible. Or, pour réaliser un travail profond du sol (décompactage, strip-till, labour…), il faut attendre que le sol soit correctement ressuyé en profondeur. Il est donc important d’observer l’humidité de son sol sur la profondeur travaillée à l’aide d’une bêche.

Voici nos préconisations pour gérer l’interculture dans trois cas de figure :

Interculture colza - blé : laisser les repousses pomper l’eau du sol

  • Réaliser un déchaumage superficiel si possible après récolte pour niveler le sol en cas d’ornières, détruire les adventices présentes et perturber les populations de limaces…

  • Puis laisser les repousses de colza se développer au moins 3 semaines pour satisfaire aux exigences réglementaires de la Directive Nitrates (à adapter selon l’arrêté préfectoral local). Il faut les laisser jusqu’à ce qu’elles aient transpiré un maximum d’eau et que le sol soit redevenu ressuyé et friable sur l’équivalent de 25 cm environ (test à faire en prélevant une bêchée de sol sur cette profondeur).

Ensuite, plusieurs stratégies se dessinent :

  • Travailler le sol dès qu’il est ressuyé pour y pratiquer des opérations culturales : travail profond pour restructurer le sol si cela semble nécessaire ; travail superficiel pour réaliser des faux-semis, préparer le lit de semences, avoir une action sur les limaces…

  • Garder les repousses vivantes jusqu’au dernier moment pour y semer en direct le blé. Cela suppose que la structure du sol ne soit pas trop dégradée, en particulier si le sol est hydromorphe (risque d’ennoiement du blé l’hiver prochain).

Interculture blé - céréale d’hiver : jouer la carte d’un couvert végétal

  • Réaliser un déchaumage superficiel si possible après récolte pour niveler le sol en cas d’ornières, détruire les adventices présentes, perturber les populations de limaces, enfouir les pailles…

  • Implanter une culture intermédiaire rapidement après la moisson, par exemple à l’occasion du déchaumage. Avant une céréale d’hiver, il faut éviter les couverts de graminées et les repousses de céréales. On peut au contraire choisir des espèces d’autres familles, idéalement peu appétantes pour les limaces vu le contexte de l’année : moutardes, radis, phacélie, lin, sarrasin, vesce, lentille, gesse, trèfle incarnat, féveroles.

Ensuite, plusieurs stratégies se dessinent :

  • Détruire le couvert et travailler le sol dès que le sol est ressuyé pour y pratiquer des opérations culturales : travail profond pour restructurer le sol si cela semble nécessaire, travail superficiel pour réaliser des faux-semis, préparer le lit de semences, avoir une action sur les limaces…

  • Garder le couvert vivant jusqu’au dernier moment pour y semer en direct le blé. Cela suppose que la structure du sol ne soit pas trop dégradée, en particulier si le sol est hydromorphe (risque d’ennoiement hivernal de la céréale d’hiver).

Une culture intermédiaire, c’est 4 points d’humidité en moins sur la couche de surface

Même s’il n’existe aucune obligation réglementaire d’en implanter avant des cultures d’automne, les cultures intermédiaires peuvent être des alliées dans le contexte de l’année 2016. D’une part, elles seront à même de capter l’azote issu de la minéralisation de la matière organique qui devrait être plus importante que d’habitude. D’autre part, elles contribueront à assécher la réserve en eau des sols en utilisant la transpiration des plantes semées.

Des simulations réalisées avec le logiciel « Jours disponibles » montrent que lors d’étés humides, les cultures intermédiaires peuvent réduire la quantité d’eau dans le sol de 15 à 20 mm sur la couche 0-25 cm (et presque le double en intégrant les couches profondes). Cela représente un abaissement de l’humidité du sol d’environ 4 points sur la couche arable. Dans des conditions limites, cela peut permettre d’intervenir plus facilement sur un sol ressuyé sous un couvert que sur un sol nu. Lors de scenarios climatique avec un été plus sec, l’effet d’assèchement du sol est inférieur (10 à 15 mm dans un contexte où l’humidité du sol est moins limitante).

L’implantation d’un couvert est interculture peut avoir plusieurs rôles : faciliter le travail du sol en profondeur à une humidité correcte, favoriser la restructuration naturelle des sols par fissuration (conditionnée par l’assèchement du sol), contribuer à restructurer le sol par la présence de racines (principalement dans les dix premiers centimètres).

Interculture céréale à paille - culture de printemps : travailler le sol en profondeur pour le restructurer

Une interculture longue laisse plus de temps pour intervenir et notamment restructurer des sols compactés, d’autant que les cultures de printemps sont particulièrement sensibles au tassement du sol.

Dans les sols ayant du mal à ressuyer en profondeur, il est possible que le décompactage soit difficile à mettre en œuvre. Intervenir sur un sol ressuyé et friable en profondeur est une condition nécessaire à un travail efficace de l’outil. Cela dépendra en partie du climat dans les semaines à venir.

La présence de cultures intermédiaires en interculture peut décaler les interventions et rendre tout décompactage impossible à réaliser soit avant le semis du couvert (sol encore insuffisamment ressuyé en profondeur), soit après sa destruction (sol trop humide en fin d’automne). Deux scenarios sont alors envisageables :

  • Semer un couvert rapidement après moisson pour bénéficier de son effet sur l’humidité du sol et le détruire mi-septembre pour travailler le sol en profondeur à cette époque-là. C’est la période où l’humidité du sol sera probablement la plus basse (avec un climat « moyen »). La limite de cette stratégie est réglementaire, dans la mesure où le couvert sera détruit plus tôt que ce que la Directive Nitrates n’autorise habituellement. Il existe cependant un système dérogatoire permettant une souplesse de gestion des cultures intermédiaires en cas de phénomènes climatiques exceptionnels (dérogation non connue à ce jour).

  • Semer un couvert rapidement après moisson et décompacter en septembre sur le couvert en place. Cela est possible avec des couverts résistants à l’écrasement (seigle, avoine…). Cette stratégie permettrait d’atteindre les objectifs de restructuration et de couverture des sols.

Les sols humides de ce début d’été laissent aussi entrevoir la possibilité de semer des cultures dérobées.

Source texte : Jérome LABREUCHE, Pascale METAIS (ARVALIS - Institut du végétal)

 
 

Dossier Spécial été : autonomie fourragère

 Dossier spécialement conçu pour adapter votre stratégie d'autonomie en fourrage.

De la prairie en passant par l'herbe, les cultures de dérobées ou les sursemis de prairie et enfin le Ray-Grass d'Italie vous saurez tout pour faire face aux aléas climatiques et répondre à vos besoins en fourrage même cet hiver !

L'autonomie en fourrage c'est par ici que cela se passe :

 

Exploitation des prairies en été : préserver l’avenir

 

L’exploitation des prairies en fin d’été (Août début septembre), ne doit pas pénaliser les repousses d’automne qui selon les espèces et les variétés d’herbes présentes dans les prairies peuvent être une véritable source d’alimentation des troupeaux au pâturage. Certaines précautions d’exploitations des prairies sont donc nécessaires.

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Eviter le surpâturage

Certaines prairies sont capables de repartir rapidement et de produire suffisamment en fin d’été avec le retour des pluies et des températures plus favorables à la pousse de l’herbe. C’est le cas des prairies à base de fétuque élevée, de dactyle ou de ray-grass anglais, dont les variétés ont été fortement améliorées pour leur production d’été/automne.

Afin de préserver ces repousses, il faut éviter de surpâturer en été et toujours laisser une hauteur d’herbe d’au moins 5 cm en sortie des animaux pour préserver les réserves des graminées et leur potentiel de repousse.

Le pâturage de la luzerne en fin d’été

En fin d’été début d’automne, le pâturage de la luzerne peut être intéressant pour des génisses, des vaches allaitantes ou des vaches laitières, à condition de prendre quelques précautions :

  • ne pâturer que des repousses d’au moins 5 semaines ;

  • prévoir un fil arrière pour éviter le pâturage des jeunes repousses qui risquent d’occasionner des problèmes de météorisation ;

  • ne pas sortir des animaux affamés ;

  • distribuer avant la sortie des animaux de petites quantités de fourrages fibreux foin : paille, ensilage d’herbe préfanée, ensilage de maïs ;

  • surveiller le troupeau environ une heure après son entrée sur la parcelle.

Eviter les refus

Certains comportements des espèces et des variétés d’herbe s'expriment particulièrement en été et sont source de refus par les animaux : remontaison (apparition d’épis), maladies, verse… Limiter les refus passe donc en premier lieu, pour les prairies semées, par le choix de variétés moins remontantes, moins malades, versant moins.

Autant de critères pris en compte par les sélectionneurs et sur lesquels des progrès importants ont été réalisés. En cas de refus important, il sera nécessaire de réaliser une fauche ou un broyage. En ce qui concerne l’ébousage, il sera à réaliser en fonction de la pluviométrie afin d’éviter d’étaler les bouses sans les diluer, ce qui ne fera qu’aggraver le problème de refus.

 

Les stocks d’herbe sur pieds ?

 

Le principe du stockage d’herbe sur pied est de retarder l’exploitation de l’herbe produite en fin de printemps ou en été avant la sécheresse, pour l’exploiter au moment du creux de production d’herbe en été. Cela amène à exploiter une herbe âgée en pâturage mais évite de récolter au printemps pour ensuite redistribuer de l’herbe conservée ou du maïs en plein été. Le choix de cette technique nécessite de bien comprendre les contraintes de gestion et de qualité de l’herbe ainsi conduite.

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Quelle qualité d’herbe ?

La qualité de l’herbe baisse avec l’âge des plantes pour les trois raisons suivantes :

  • le rapport feuille sur tige diminue avec l’âge et cela d’autant plus que des épis se reforment ;

  • avec l’âge les maladies ont le temps de s’installer et de se développer sur les plantes ; 

  • avec le vieillissement des feuilles, les tissus des plantes se lignifient jusqu’à les rendre très peu digestibles.

Cette qualité baisse lentement jusqu'à environ 45 jours suivant la dernière exploitation (-15 %) puis baisse rapidement. Cette qualité est améliorée si la prairie comporte des légumineuses et notamment du trèfle blanc à hauteur d’au moins 30 %. Les repousses feuillues des légumineuses conservent une valeur alimentaire très intéressante malgré un âge de repousse élevé. Les exploitations d’herbe sur pied peuvent ainsi être repoussées jusqu’à 55 jours dans l’ouest de la France.

Cette qualité peut également être améliorée par les graminées présentes ou semées. Si les dactyles et fétuques élevées sont peu remontantes, pour les ray-grass anglais la remontaison est ici un critère de choix important de la variété. 

Par ailleurs le choix de variétés résistantes aux maladies est particulièrement intéressant, des différences importantes existant sur ce critère. Pour les fétuques élevées dont les feuilles se lignifient ou vieillissent plus vite, les variétés à feuilles souples seront à privilégier.

Comment pâturer l’herbe sur pieds

L’allongement du rythme d’exploitation fait que l’entrée des animaux dans la parcelle se fera sur des hauteurs d’herbe plus proches de 15 à 20 cm que de 12 cm. Le volume de fourrage et la hauteur d’herbe sont source de gaspillage si les animaux sont lâchés dans la parcelle sans précaution. Il est donc indispensable de faire pâturer au fil avant. Le fil arrière n’est pas nécessaire à condition de laisser suffisamment de surface par animaux pour éviter le surpâturage et ne pas limiter la consommation.

Si l’éleveur à le choix et la possibilité, il peut être intéressant de faire d’abord pâturer les animaux en production qui consommeront les parties supérieures du couvert prairial, plus riches en feuilles et donc de meilleure qualité, puis d’y mettre par exemple les génisses qui consommeront les parties basses du couvert plus riches en tiges et de moindre qualité.

 

 

 

Les dérobées : Une réponse au déficit de fourrage

 

La sécheresse pénalise fortement la constitution des stocks fourragers pour l’hiver, et limite le potentiel de production des prairies pour l’automne. Des cultures d’appoint peuvent aider à limiter le manque de fourrage en permettant une production rapide de fourrage avant l’hiver et en permettant d’avoir de l’herbe tôt au printemps prochain.

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Pour obtenir rapidement de l’herbe à pâturer à l’automne

Semez du Ray-grass d’Italie le plut tôt possible dès les premières pluies. Afin de pouvoir obtenir suffisamment d’herbe à pâturer (2 à 3 tonnes de MS/ha) dès octobre novembre, il est nécessaire de semer le Ray-grass d’Italie très tôt avant la fin août ou le tout début septembre à l’apparition des premières pluies. Selon les conditions climatiques d’après semis, le pâturage pourra ensuite débuter 50 à 80 jours plus tard.

Pour assurer une exploitation précoce au printemps

En cas de stock de fourrage trop juste en sortie d’hiver, l’implantation d’un Ray-grass d’Italie en fin d’été est une sécurité car il permet une sortie des animaux dès le début mars, à condition que la portance des sols soit suffisante.

Le Ray-grass d’Italie est la graminée fourragère avec la Fétuque élevée et le Brome qui pousse le plus tôt en sortie d’hiver.

Quel Ray-grass d’Italie choisir ?

  • une variété alternative produira davantage et plus rapidement mais devra être retournée ;

  • une variété non alternative produira un peu moins vite mais est plus pérenne et pourra être conservée l’année suivante ;

  • le choix d’un Ray-grass d’Italie hybride permettra de conserver la prairie encore plus longtemps (3 ans) ;

  • semez 15 à 20 kg/ha pour les variétés diploïdes et 20 à 25 kg/ha pour les variétés tétraploïdes.

Le semis de Colza fourrage : une autre possibilité

L'implantation du colza fourrage est aussi une possibilité pour obtenir rapidement un fourrage vert appétant et de bonne valeur alimentaire. Semez dans la deuxième quinzaine d'août avec des variétés précoces de printemps, vous disposerez ainsi en octobre/novembre d'une production de 3 à 4 tonnes de matière sèche/ha.

Les variétés de type hiver, plus productives et plus résistantes au froid, peuvent être semées plus tard, mais ne seront exploitables qu'en fin d'hiver. Ce fourrage pourra être affouragé en vert ou pâturé au fil de façon rationnée.

Pour assurer l’avenir

Il est conseillé de refaire les prairies trop dégradées par la sécheresse. Le choix des espèces se portera sur des graminées pérennes, associées ou non à une légumineuse. Dans les sols et les zones où les risques de sécheresse sont les plus importants, choisir les Dactyles, la Fétuque élevée ou le Brome, que l’on pourra essentiellement associer avec de la luzerne pour la fauche ou du Trèfle blanc pour la pâture.

Dans les sols et zones humides, le Ray-grass anglais avec ou sans Trèfle blanc, donne également de bons résultats. Soignez la préparation du sol surtout pour les espèces dont l’installation est lente. Dans tous les cas, surveillez la levée pour la protéger contre les prédateurs, désherbez si nécessaire et choisissez les variétés en fonction de vos objectifs de production, d’exploitation et de qualité. Toutes les variétés ne se valent pas.

 

 

 

A la fin de l’été, pourquoi ne pas améliorer ses prairies par sursemis ?

 

Si la prairie est dégradée, si vous hésitez ou ne pouvez pas ressemer entièrement la prairie, il est possible avec le matériel de l’exploitation de la sursemer sans détruire le couvert prairial en place. Dès le mois d’août si les conditions hydriques le permettent vous pouvez envisager cette technique, cette période étant la mieux adaptée à cette forme de semis.

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L’été, la bonne époque

Cette époque est particulièrement propice au sursemis, car la végétation en place pousse moins vite et est moins concurrentielle qu’au printemps pour les jeunes plantules. La levée du jeune semis est rapide après les premières pluies. Par ailleurs, atout non négligeable, le nombre de jours disponibles pour sursemer n’est généralement pas limitant. Faites toutefois attention, dans les régions les plus froides, aux gels précoces qui risquent de détruire les jeunes plantules encore peu développées.

Le matériel de l’exploitation : une solution envisageable

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Même si les meilleurs résultats sont obtenus avec du matériel de sursemis spécialisés, celui-ci n’est pas toujours facilement disponible et peut être remplacé par du matériel présent sur l’exploitation. L’utilisation d’une herse à prairies (à dents rigides ou étrilles), ou d’une herse lourde suivi du semis avec un semoir à céréales dont les socs auront été relevés, puis d’un roulage, peuvent être une solution intéressante et peu coûteuse.

L’utilisation de ces outils a des avantages certains. Le hersage permet l’aération du sol, une relance de l’activité biologique et l’arrachage des plantes à enracinement superficiel comme le pâturin, ou l’agrostis. L’utilisation du semoir à céréale assure la maîtrise de la dose de semis et la répartition homogène des semences. Cependant cette technique demande au moins 3 passages : hersage, semis et roulage pour être performante.

Les 5 points clefs à respecter pour réussir son sursemis

En plus des recommandations valables pour tous les semis de prairies, certaines recommandations spécifiques à la technique du sursemis sont à suivre. Cette technique est délicate ; il est indispensable de respecter les 5 points suivants pour se donner un maximum de chances de réussir :

  • intervenir sur une végétation rase ;

  • intervenir sur un sol ouvert ;

  • semer dans des conditions optimum de germination ;

  • semer le plus en surface possible et recouvrir les semences de terre fine ;

  • bien rappuyer le sol après le semis.

En fin d’été et avec le matériel de l’exploitation ces 5 points peuvent être respectés en prévoyant tout d’abord un pâturage ras de la parcelle à moins de 5 cm avant d’intervenir. Ensuite l’utilisation de herses permet d’ouvrir le sol sur l’ensemble de la surface en arrachant les plantes à racines superficielles tels que pâturins, agrostis… Comme ce hersage déterminera aussi la profondeur du semis, il est donc important de bien en régler l’agressivité.

La température est optimale à cette période pour le développement des jeunes semis ; ce sont souvent les conditions hydriques qui sont le facteur limitant, mais la période de semis est suffisamment longue pour que les pluies de fin d’été suffisent à la bonne germination des semences. Pour semer le plus en surface possible et pouvoir recouvrir les semences de terre fine, il faut relever les éléments semeurs du semoir. Ensuite le hersage réalisé derrière le semoir, moins agressif que le premier, permettra de recouvrir les semences. Enfin, il est indispensable de bien rappuyer le sol après semis et pour cela il faut prévoir un passage des animaux, souvent plus efficace, ou le passage d’un rouleau cultipacker ou d’une croskillette.

La technique du sursemis est délicate et le succès n'est pas toujours au rendez-vous. Cependant le risque à assumer est faible ; la prairie est toujours en place et productive, le hersage est bénéfique, l’investissement est faible et surtout l’amélioration de la flore peut être spectaculaire et durable.

Choisir des espèces « agressives »

  • en pâturage : RGA, RGH, trèfle blanc ;

  • en fauche : RGI, RGH, trèfle violet.

Pour les espèces plus lentes d’installation (fétuque élevée, dactyle), il est recommandé de maîtriser la hauteur de la flore initiale pour favoriser l’accès à la lumière des jeunes plantules par pâturage ou broyage. Attention ! Ce type de sursemis est plus aléatoire et nécessite de très bonnes conditions de sursemis.

 

 

 

Le Ray-grass d’Italie : Pour reconstituer ses stocks fourragers dès la sortie de l’été !

 

Les Ray-grass d'Italie sont des graminées principalement adaptées à la fenaison. D'implantation plus rapide que les ray-grass anglais, ils peuvent permettre à l'éleveur de reconstituer ses stocks fourragers très rapidement après les sécheresses de l'été.

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La sécheresse de l'été pénalise souvent la constitution des stocks fourragers en prévision de l'hiver. Parmi les cultures d'appoint à envisager dès la fin de l'été, l'éleveur peut choisir d'implanter un Ray-grass d'Italie.

Si l'éleveur ne dispose plus de stocks suffisants, il peut en effet se tourner vers cette graminée fourragère, qui non seulement lui permettra de disposer d'un fourrage avant l'hiver (pâturage ou ensilage), mais lui permettra également de débuter des pâturages très tôt au démarrage de la nouvelle saison, limitant de fait l'utilisation de ses stocks.

Sous des climats océaniques, il n'est d'ailleurs pas rare de voir pousser le Ray-grass d'Italie durant une partie de l'hiver. Avec la fétuque élevée et certains bromes, le Ray-grass d'Italie figure parmi les graminées qui démarrent le plus tôt en sortie d'hiver. Une précocité qui permet de sortir les animaux un mois plus tôt que sur les prairies permanentes, à condition bien entendu que le terrain s'y prête !

Des variétés alternatives et non alternatives

Il existe deux types de Ray-grass d'Italie : les variétés alternatives et les variétés non alternatives. Les premières, dont la vie est courte (6 à 18 mois), n'ont pas besoin d'hiver pour épier. Ces variétés se prêtent particulièrement bien à une exploitation en fauche ou en ensilage l'année du semis. Il existe également un sous-type constituté de RGI de très courte durée de vie que l'on utilise quasi-exclusivement en dérobés (6 mois). Les variétés non alternatives, dont la pérennité est plus longue (18 à 24 mois), ont par contre besoin d'un hiver pour épier. Installées au printemps, elles fournissent essentiellement des feuilles jusqu'à l'entrée de l'hiver.

Des variétés diploïdes et tétraploïdes

Les sélectionneurs ont également travaillé sur la polyploïdie de ces graminées en créant des variétés tétraploïdes (présence de quatre génomes de base dans le noyau cellulaire) à partir des variétés diploïdes. Les variétés diploïdes, à feuilles et à tiges plus fines, tallent bien et conviennent aussi bien au pâturage qu'à la fauche. Par contre les variétés tétraploïdes de RGI sont plus développées au niveau des feuilles et plus riches en eau. Mieux pâturées par le troupeau, elles sont par contre plus difficiles à ensiler ou à valoriser en foin.Plusieurs critères permettent de choisir les variétés les mieux appropriées à chaque utilisation et à chaque région (voir tableau 1). Les Ray-grass d'Italie offrent une large gamme de variétés. Cette richesse variétale permet à chacun de choisir la ou les variétés qui conviennent parfaitement à ses conditions d'exploitation.

Les sélectionneurs travaillent sur la résistance aux maladies et à l'amélioration du rendement. C'est la raison pour laquelle il existe de fortes disparités entre variétés, notamment entre variétés anciennes et variétés nouvelles. Les variétés récemment inscrites au catalogue français permettent actuellement d'obtenir plus de fourrage par une amélioration du rendement et une meilleure qualité (voir tableau 2). Ces variétés sont en effet beaucoup plus tolérantes aux maladies et permettent donc d'offrir aux animaux des plantes saines qui seront donc mieux consommées.

Tableau 1 : Implanter vos variétés en fonction de vos utilisations

Légende : P = pâturage - F = fauche - Al = alternatif - Ens = ensilage - Tétra = tétraploïde - Di = diploïde

Pour les variétés diploïdes, prévoir une densité de semis de 15 à 20 kg/ha et de 20 à 25 kg/ha pour les tétraploïdes.

Epoque de semis Utilisation projetée Type de RGI Commentaire
Fin d’été P automne + P printemps RGI non Al. Tétra. Feuilles jusqu’à l’hiver et montaison au printemps
P automne + F printemps RGI non Al. Di.
Ens. Automne + F ou Ens printemps RGI Al. Di Montaison avant l’hiver et au printemps
Ens. Automne + P printemps RGI Al. Tétra
Printemps P RGI non Al. Di RGI non Al. Tétra Feuilles toutes l’année
F ou Ens RGI Al. Di. Montaison rapide
P + F ou Ens RGI Al. Di. RGI Al. Tétra. Possibilité d’alterner le mode d’exploitation

Tableau 2 : les Ray-grass d'Italie, un potentiel de plus de 15 tonnes de MS/ha !

Epoque de semis Utilisation projetée Type de RGI Commentaire
Fin d’été P automne + P printemps RGI non Al. Tétra. Feuilles jusqu’à l’hiver et montaison au printemps
P automne + F printemps RGI non Al. Di.
Ens. Automne + F ou Ens printemps RGI Al. Di Montaison avant l’hiver et au printemps
Ens. Automne + P printemps RGI Al. Tétra
Printemps P RGI non Al. Di RGI non Al. Tétra Feuilles toutes l’année
F ou Ens RGI Al. Di. Montaison rapide
P + F ou Ens RGI Al. Di. RGI Al. Tétra. Possibilité d’alterner le mode d’exploitation

Semer le ray-grass italien le plus tôt possible !

Le Ray-grass d'Italie (RGI) est la graminée la plus semée en France. Il tolère une préparation de sol assez sommaire, voire même un semis direct. Il doit être semé le plus tôt possible dès que les conditions deviennent favorables.

Pour les semis d'été, on peut le semer avant la fin août ou vers le tout début septembre et après les gelées pour les semis de printemps. Il atteint en peu de temps le stade tallage et ses racines se développent abondamment. Le Ray-grass d'Italie a une courte durée de vie ; sa pérennité varie de 6 à 24 mois.

Une grosse productivité et un excellent piège à nitrate

Le ray-grass d'Italie est très productif lorsque les conditions climatiques ne sont pas limitantes. C'est également un excellent piège à nitrates en interculture en raison de son fort développement racinaire et de sa rapidité d'installation.

Pour le pâturage, ne pas attendre l'épiaison !

On peut faire pâturer un ray-grass bien avant le stade début montaison et de toute façon en cours de montaison, mais surtout avant épiaison. C'est le stade durant lequel le RGI perd une partie de sa valeur alimentaire que ne vient même pas compenser l'accroissement de leur production/hectare.

En effet, au moment de l'épiaison, l'énergie de la plante est principalement utilisée pour la reproduction et par conséquent, la valeur alimentaire se dilue dans la plante et diminue considérablement.

 

 

Source : Gnis.

 
 

La fertilisation des prairies

Les principaux éléments fertilisants du sol sont l'azote (N), le phosphore (P) et la potasse (K).

L'azote est le moteur de la production végétale. Il entre dans la constitution des protéines.

Il est un des principaux constituants de la chlorophylle, qui commande l'opération fondamentale de la photosynthèse.

Le phosphore exerce plusieurs rôles physiologiques.

Il favorise:

  • La croissance.

  • Le développement des racines.

  • La précocité, conséquence d'un développement racinaire important.

  • La reproduction: fécondation.

  • La qualité des produits végétaux.

Le potassium est indispensable à la vie; il participe directement à la formation et à la croissance des cellules.

  • Il favorise la rigidité des tissus végétaux.

  • Il augmente la résistance à la sécheresse en réduisant la transpiration.

  • Il permet une meilleure résistance au froid, aux maladies et aux insectes.

Comment mieux ajuster la fertilisation des prairies

La méthode du Bilan (Exportations- Apports) permet de calculer pour chaque prairie un conseil de fertilisation adapté.

Cette méthode est utilisée pour l'azote.

Pour le phosphore et la potasse, il faudra aussi tenir compte des réserves du sol.

Exportations moyennes d'éléments minéraux par principales plantes prairiales (en kg d'éléments purs contenus dans 10 tonnes de Matière Sèche)

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Valeurs fertilisantes des fumiers et lisiers

Pour des apports organiques réguliers sur prairies, on peut 20 retenir les valeurs suivantes comme rapidement disponibles

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Restitution des pâtures

Il faut savoir que les pâtures restituent des éléments fertilisants.

l'élément le plus restitué est la potasse ; 60% des exportations de la pâture retournent au sol.

Apports annuels recommandés pour assurer l'entretien des prairies. (hors apports organiques)

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Connaître la valeur nutritive des couverts végétaux

Les couverts végétaux présentent de bonnes valeurs nutritives pour les animaux (96 g PDI/UFL en moyenne). Leur utilisation au pâturage ou en affouragement en vert nécessite toutefois une étude préalable de leur valeur énergétique et azotée ainsi qu’une évaluation de leur risque acidogène.

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Une trentaine de cultures intermédiaires ont fait l’objet d’un essai de dégradabilité in sacco (= essai sachet nylon dans le rumen) à La Jaillière (44) : moutarde blanche, radis, millet, moha, avoine strigosa, colza fourrager, RGI, etc.

Les valeurs énergétiques des couverts, estimées à partir des dégradabilités de la matière sèche et des fibres NDF après 48h d’incubation, montrent des valeurs élevées en moyenne à 0,76 UFL.

Le calcul de la dégradabilité de la matière azotée totale a permis de préciser les valeurs azotées des fourrages calculées en moyenne à 74 g PDIE et 97 g PDIN par kgMS avec cependant une très grande variabilité en fonction du type de fourrages et du stade de récolte.

Des valeurs nutritives élevées pour les couverts semés en août et exploités en novembre

Les couverts semés en août et exploités en novembre présentent des valeurs nutritives élevées lorsqu’ils sont exploités avant les stades floraison ou épiaison, dépassant 0,75 UFL de teneur en énergie et 100 g/kg MS de valeur PDIN.

Avec 111 g PDIE/UFL et 195 g PDIN/UFL en moyenne pour les espèces étudiées, les légumineuses confirment leur intérêt pour apporter des protéines digestibles à moindre coût.

Avec 85 g PDIE/UFL, les crucifères exploitées avant floraison présentent un bon équilibre de valeurs énergétiques et azotées.

valeur nutritive 530
Figure 1 : Valeurs énergétiques et azotées des 17 couverts végétaux utilisés en interculture. (cliquez dessus pour l'agrandir)
f : fourrager, flo : floraison, br : brune, bl : blanche
Min (PDIE ; PDIN) : valeur minimale entre les teneurs en PDIE et PDIN.

Limiter l’ingestion des animaux pour les couverts à stades jeunes

Pour le risque acidogène, la part de MS dégradée mesurée après 4 heures d’incubation permet de distinguer les fourrages à risque potentiel comme le colza fourrager et le RGI.

Ingérés à un stade jeune, ils présentent une dégradation de matière sèche de l’ordre de 75 % à 4 heures d’incubation dans le rumen.

Il est alors nécessaire de prévoir un pâturage au fil ou un affouragement en vert en les limitant à 3-4 kg MS/jour/vache laitière.

Les associations végétales bien valorisées par les animaux

Des essais conduits par ARVALIS-Institut du végétal au cours de l’automne-hiver 2010-2011 ont montré des niveaux de production de matière sèche et de qualité largement en faveur des associations graminées/légumineuses.

Alors qu’un blé ou un colza seuls récoltés en sortie d’hiver ne produisent respectivement que 0,6 et 0,9 t MS/ha, les rendements montent à 1,85 t MS/hapour une association ray-grass d’Italie / trèfle incarnat.

Les complémentarités de valeurs nutritives entre familles botaniques renforcent l’intérêt des mélanges d’espèces en interculture. Ces couverts peuvent être exploités par les bovins et les ovins pour prolonger la saison de pâturage en fin d’été et automne et ainsi limiter l’utilisation des fourrages conservés. Un essai sur deux ans mené à Mirecourt (88) par la Chambre d’Agriculture des Vosges et l’Institut de l’Elevage a ainsi montré que les agneaux élevés sous la mère au pâturage sur un couvert hivernal (association de graminées, légumineuses et crucifères produisant 1,85 t MS/ha) ont présenté des croissances supérieures de l’ordre de 20 g/jour (+ 6,5 %) par rapport aux agneaux élevés en bergerie avec du foin et des concentrés.

Source : Alexis FERARD (ARVALIS - Institut du végétal) 

 
 
Dimanche 15 Septembre 2019

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