Dossier Spécial été : autonomie fourragère

Catégorie : Publication technique et scientifique Mis à jour : mardi 29 octobre 2019

Dossier spécialement conçu pour adapter votre stratégie d'autonomie en fourrage.

De la prairie en passant par l'herbe, les cultures de dérobées ou les sursemis de prairie et enfin le Ray-Grass d'Italie vous saurez tout pour faire face aux aléas climatiques et répondre à vos besoins en fourrage même cet hiver !

L'autonomie en fourrage c'est par ici que cela se passe :

 

Exploitation des prairies en été : préserver l’avenir

 

L’exploitation des prairies en fin d’été (Août début septembre), ne doit pas pénaliser les repousses d’automne qui selon les espèces et les variétés d’herbes présentes dans les prairies peuvent être une véritable source d’alimentation des troupeaux au pâturage. Certaines précautions d’exploitations des prairies sont donc nécessaires.

 

Eviter le surpâturage

Certaines prairies sont capables de repartir rapidement et de produire suffisamment en fin d’été avec le retour des pluies et des températures plus favorables à la pousse de l’herbe. C’est le cas des prairies à base de fétuque élevée, de dactyle ou de ray-grass anglais, dont les variétés ont été fortement améliorées pour leur production d’été/automne.

Afin de préserver ces repousses, il faut éviter de surpâturer en été et toujours laisser une hauteur d’herbe d’au moins 5 cm en sortie des animaux pour préserver les réserves des graminées et leur potentiel de repousse.

Le pâturage de la luzerne en fin d’été

En fin d’été début d’automne, le pâturage de la luzerne peut être intéressant pour des génisses, des vaches allaitantes ou des vaches laitières, à condition de prendre quelques précautions :

  • ne pâturer que des repousses d’au moins 5 semaines ;

  • prévoir un fil arrière pour éviter le pâturage des jeunes repousses qui risquent d’occasionner des problèmes de météorisation ;

  • ne pas sortir des animaux affamés ;

  • distribuer avant la sortie des animaux de petites quantités de fourrages fibreux foin : paille, ensilage d’herbe préfanée, ensilage de maïs ;

  • surveiller le troupeau environ une heure après son entrée sur la parcelle.

Eviter les refus

Certains comportements des espèces et des variétés d’herbe s'expriment particulièrement en été et sont source de refus par les animaux : remontaison (apparition d’épis), maladies, verse… Limiter les refus passe donc en premier lieu, pour les prairies semées, par le choix de variétés moins remontantes, moins malades, versant moins.

Autant de critères pris en compte par les sélectionneurs et sur lesquels des progrès importants ont été réalisés. En cas de refus important, il sera nécessaire de réaliser une fauche ou un broyage. En ce qui concerne l’ébousage, il sera à réaliser en fonction de la pluviométrie afin d’éviter d’étaler les bouses sans les diluer, ce qui ne fera qu’aggraver le problème de refus.

 

 

Les stocks d’herbe sur pieds ?

 

Le principe du stockage d’herbe sur pied est de retarder l’exploitation de l’herbe produite en fin de printemps ou en été avant la sécheresse, pour l’exploiter au moment du creux de production d’herbe en été. Cela amène à exploiter une herbe âgée en pâturage mais évite de récolter au printemps pour ensuite redistribuer de l’herbe conservée ou du maïs en plein été. Le choix de cette technique nécessite de bien comprendre les contraintes de gestion et de qualité de l’herbe ainsi conduite.

 

Quelle qualité d’herbe ?

La qualité de l’herbe baisse avec l’âge des plantes pour les trois raisons suivantes :

  • le rapport feuille sur tige diminue avec l’âge et cela d’autant plus que des épis se reforment ;

  • avec l’âge les maladies ont le temps de s’installer et de se développer sur les plantes ; 

  • avec le vieillissement des feuilles, les tissus des plantes se lignifient jusqu’à les rendre très peu digestibles.

Cette qualité baisse lentement jusqu'à environ 45 jours suivant la dernière exploitation (-15 %) puis baisse rapidement. Cette qualité est améliorée si la prairie comporte des légumineuses et notamment du trèfle blanc à hauteur d’au moins 30 %. Les repousses feuillues des légumineuses conservent une valeur alimentaire très intéressante malgré un âge de repousse élevé. Les exploitations d’herbe sur pied peuvent ainsi être repoussées jusqu’à 55 jours dans l’ouest de la France.

Cette qualité peut également être améliorée par les graminées présentes ou semées. Si les dactyles et fétuques élevées sont peu remontantes, pour les ray-grass anglais la remontaison est ici un critère de choix important de la variété. 

Par ailleurs le choix de variétés résistantes aux maladies est particulièrement intéressant, des différences importantes existant sur ce critère. Pour les fétuques élevées dont les feuilles se lignifient ou vieillissent plus vite, les variétés à feuilles souples seront à privilégier.

Comment pâturer l’herbe sur pieds

L’allongement du rythme d’exploitation fait que l’entrée des animaux dans la parcelle se fera sur des hauteurs d’herbe plus proches de 15 à 20 cm que de 12 cm. Le volume de fourrage et la hauteur d’herbe sont source de gaspillage si les animaux sont lâchés dans la parcelle sans précaution. Il est donc indispensable de faire pâturer au fil avant. Le fil arrière n’est pas nécessaire à condition de laisser suffisamment de surface par animaux pour éviter le surpâturage et ne pas limiter la consommation.

Si l’éleveur à le choix et la possibilité, il peut être intéressant de faire d’abord pâturer les animaux en production qui consommeront les parties supérieures du couvert prairial, plus riches en feuilles et donc de meilleure qualité, puis d’y mettre par exemple les génisses qui consommeront les parties basses du couvert plus riches en tiges et de moindre qualité.

 

 

Les dérobées : Une réponse au déficit de fourrage

 

La sécheresse pénalise fortement la constitution des stocks fourragers pour l’hiver, et limite le potentiel de production des prairies pour l’automne. Des cultures d’appoint peuvent aider à limiter le manque de fourrage en permettant une production rapide de fourrage avant l’hiver et en permettant d’avoir de l’herbe tôt au printemps prochain.

 

Pour obtenir rapidement de l’herbe à pâturer à l’automne

Semez du Ray-grass d’Italie le plut tôt possible dès les premières pluies. Afin de pouvoir obtenir suffisamment d’herbe à pâturer (2 à 3 tonnes de MS/ha) dès octobre novembre, il est nécessaire de semer le Ray-grass d’Italie très tôt avant la fin août ou le tout début septembre à l’apparition des premières pluies. Selon les conditions climatiques d’après semis, le pâturage pourra ensuite débuter 50 à 80 jours plus tard.

Pour assurer une exploitation précoce au printemps

En cas de stock de fourrage trop juste en sortie d’hiver, l’implantation d’un Ray-grass d’Italie en fin d’été est une sécurité car il permet une sortie des animaux dès le début mars, à condition que la portance des sols soit suffisante.

Le Ray-grass d’Italie est la graminée fourragère avec la Fétuque élevée et le Brome qui pousse le plus tôt en sortie d’hiver.

Quel Ray-grass d’Italie choisir ?

  • une variété alternative produira davantage et plus rapidement mais devra être retournée ;

  • une variété non alternative produira un peu moins vite mais est plus pérenne et pourra être conservée l’année suivante ;

  • le choix d’un Ray-grass d’Italie hybride permettra de conserver la prairie encore plus longtemps (3 ans) ;

  • semez 15 à 20 kg/ha pour les variétés diploïdes et 20 à 25 kg/ha pour les variétés tétraploïdes.

Le semis de Colza fourrage : une autre possibilité

L'implantation du colza fourrage est aussi une possibilité pour obtenir rapidement un fourrage vert appétant et de bonne valeur alimentaire. Semez dans la deuxième quinzaine d'août avec des variétés précoces de printemps, vous disposerez ainsi en octobre/novembre d'une production de 3 à 4 tonnes de matière sèche/ha.

Les variétés de type hiver, plus productives et plus résistantes au froid, peuvent être semées plus tard, mais ne seront exploitables qu'en fin d'hiver. Ce fourrage pourra être affouragé en vert ou pâturé au fil de façon rationnée.

Pour assurer l’avenir

Il est conseillé de refaire les prairies trop dégradées par la sécheresse. Le choix des espèces se portera sur des graminées pérennes, associées ou non à une légumineuse. Dans les sols et les zones où les risques de sécheresse sont les plus importants, choisir les Dactyles, la Fétuque élevée ou le Brome, que l’on pourra essentiellement associer avec de la luzerne pour la fauche ou du Trèfle blanc pour la pâture.

Dans les sols et zones humides, le Ray-grass anglais avec ou sans Trèfle blanc, donne également de bons résultats. Soignez la préparation du sol surtout pour les espèces dont l’installation est lente. Dans tous les cas, surveillez la levée pour la protéger contre les prédateurs, désherbez si nécessaire et choisissez les variétés en fonction de vos objectifs de production, d’exploitation et de qualité. Toutes les variétés ne se valent pas.

 

 

A la fin de l’été, pourquoi ne pas améliorer ses prairies par sursemis ?

 

Si la prairie est dégradée, si vous hésitez ou ne pouvez pas ressemer entièrement la prairie, il est possible avec le matériel de l’exploitation de la sursemer sans détruire le couvert prairial en place. Dès le mois d’août si les conditions hydriques le permettent vous pouvez envisager cette technique, cette période étant la mieux adaptée à cette forme de semis.

sursemis prairie 530

L’été, la bonne époque

Cette époque est particulièrement propice au sursemis, car la végétation en place pousse moins vite et est moins concurrentielle qu’au printemps pour les jeunes plantules. La levée du jeune semis est rapide après les premières pluies. Par ailleurs, atout non négligeable, le nombre de jours disponibles pour sursemer n’est généralement pas limitant. Faites toutefois attention, dans les régions les plus froides, aux gels précoces qui risquent de détruire les jeunes plantules encore peu développées.

Le matériel de l’exploitation : une solution envisageable

Même si les meilleurs résultats sont obtenus avec du matériel de sursemis spécialisés, celui-ci n’est pas toujours facilement disponible et peut être remplacé par du matériel présent sur l’exploitation. L’utilisation d’une herse à prairies (à dents rigides ou étrilles), ou d’une herse lourde suivi du semis avec un semoir à céréales dont les socs auront été relevés, puis d’un roulage, peuvent être une solution intéressante et peu coûteuse.

L’utilisation de ces outils a des avantages certains. Le hersage permet l’aération du sol, une relance de l’activité biologique et l’arrachage des plantes à enracinement superficiel comme le pâturin, ou l’agrostis. L’utilisation du semoir à céréale assure la maîtrise de la dose de semis et la répartition homogène des semences. Cependant cette technique demande au moins 3 passages : hersage, semis et roulage pour être performante.

Les 5 points clefs à respecter pour réussir son sursemis

En plus des recommandations valables pour tous les semis de prairies, certaines recommandations spécifiques à la technique du sursemis sont à suivre. Cette technique est délicate ; il est indispensable de respecter les 5 points suivants pour se donner un maximum de chances de réussir :

  • intervenir sur une végétation rase ;

  • intervenir sur un sol ouvert ;

  • semer dans des conditions optimum de germination ;

  • semer le plus en surface possible et recouvrir les semences de terre fine ;

  • bien rappuyer le sol après le semis.

En fin d’été et avec le matériel de l’exploitation ces 5 points peuvent être respectés en prévoyant tout d’abord un pâturage ras de la parcelle à moins de 5 cm avant d’intervenir. Ensuite l’utilisation de herses permet d’ouvrir le sol sur l’ensemble de la surface en arrachant les plantes à racines superficielles tels que pâturins, agrostis… Comme ce hersage déterminera aussi la profondeur du semis, il est donc important de bien en régler l’agressivité.

La température est optimale à cette période pour le développement des jeunes semis ; ce sont souvent les conditions hydriques qui sont le facteur limitant, mais la période de semis est suffisamment longue pour que les pluies de fin d’été suffisent à la bonne germination des semences. Pour semer le plus en surface possible et pouvoir recouvrir les semences de terre fine, il faut relever les éléments semeurs du semoir. Ensuite le hersage réalisé derrière le semoir, moins agressif que le premier, permettra de recouvrir les semences. Enfin, il est indispensable de bien rappuyer le sol après semis et pour cela il faut prévoir un passage des animaux, souvent plus efficace, ou le passage d’un rouleau cultipacker ou d’une croskillette.

La technique du sursemis est délicate et le succès n'est pas toujours au rendez-vous. Cependant le risque à assumer est faible ; la prairie est toujours en place et productive, le hersage est bénéfique, l’investissement est faible et surtout l’amélioration de la flore peut être spectaculaire et durable.

Choisir des espèces « agressives »

  • en pâturage : RGA, RGH, trèfle blanc ;

  • en fauche : RGI, RGH, trèfle violet.

Pour les espèces plus lentes d’installation (fétuque élevée, dactyle), il est recommandé de maîtriser la hauteur de la flore initiale pour favoriser l’accès à la lumière des jeunes plantules par pâturage ou broyage. Attention ! Ce type de sursemis est plus aléatoire et nécessite de très bonnes conditions de sursemis.

 

 

Le Ray-grass d’Italie : Pour reconstituer ses stocks fourragers dès la sortie de l’été !

 

Les Ray-grass d'Italie sont des graminées principalement adaptées à la fenaison. D'implantation plus rapide que les ray-grass anglais, ils peuvent permettre à l'éleveur de reconstituer ses stocks fourragers très rapidement après les sécheresses de l'été.

 

La sécheresse de l'été pénalise souvent la constitution des stocks fourragers en prévision de l'hiver. Parmi les cultures d'appoint à envisager dès la fin de l'été, l'éleveur peut choisir d'implanter un Ray-grass d'Italie.

Si l'éleveur ne dispose plus de stocks suffisants, il peut en effet se tourner vers cette graminée fourragère, qui non seulement lui permettra de disposer d'un fourrage avant l'hiver (pâturage ou ensilage), mais lui permettra également de débuter des pâturages très tôt au démarrage de la nouvelle saison, limitant de fait l'utilisation de ses stocks.

Sous des climats océaniques, il n'est d'ailleurs pas rare de voir pousser le Ray-grass d'Italie durant une partie de l'hiver. Avec la fétuque élevée et certains bromes, le Ray-grass d'Italie figure parmi les graminées qui démarrent le plus tôt en sortie d'hiver. Une précocité qui permet de sortir les animaux un mois plus tôt que sur les prairies permanentes, à condition bien entendu que le terrain s'y prête !

Des variétés alternatives et non alternatives

Il existe deux types de Ray-grass d'Italie : les variétés alternatives et les variétés non alternatives. Les premières, dont la vie est courte (6 à 18 mois), n'ont pas besoin d'hiver pour épier. Ces variétés se prêtent particulièrement bien à une exploitation en fauche ou en ensilage l'année du semis. Il existe également un sous-type constituté de RGI de très courte durée de vie que l'on utilise quasi-exclusivement en dérobés (6 mois). Les variétés non alternatives, dont la pérennité est plus longue (18 à 24 mois), ont par contre besoin d'un hiver pour épier. Installées au printemps, elles fournissent essentiellement des feuilles jusqu'à l'entrée de l'hiver.

Des variétés diploïdes et tétraploïdes

Les sélectionneurs ont également travaillé sur la polyploïdie de ces graminées en créant des variétés tétraploïdes (présence de quatre génomes de base dans le noyau cellulaire) à partir des variétés diploïdes. Les variétés diploïdes, à feuilles et à tiges plus fines, tallent bien et conviennent aussi bien au pâturage qu'à la fauche. Par contre les variétés tétraploïdes de RGI sont plus développées au niveau des feuilles et plus riches en eau. Mieux pâturées par le troupeau, elles sont par contre plus difficiles à ensiler ou à valoriser en foin.Plusieurs critères permettent de choisir les variétés les mieux appropriées à chaque utilisation et à chaque région (voir tableau 1). Les Ray-grass d'Italie offrent une large gamme de variétés. Cette richesse variétale permet à chacun de choisir la ou les variétés qui conviennent parfaitement à ses conditions d'exploitation.

Les sélectionneurs travaillent sur la résistance aux maladies et à l'amélioration du rendement. C'est la raison pour laquelle il existe de fortes disparités entre variétés, notamment entre variétés anciennes et variétés nouvelles. Les variétés récemment inscrites au catalogue français permettent actuellement d'obtenir plus de fourrage par une amélioration du rendement et une meilleure qualité (voir tableau 2). Ces variétés sont en effet beaucoup plus tolérantes aux maladies et permettent donc d'offrir aux animaux des plantes saines qui seront donc mieux consommées.

Tableau 1 : Implanter vos variétés en fonction de vos utilisations

Légende : P = pâturage - F = fauche - Al = alternatif - Ens = ensilage - Tétra = tétraploïde - Di = diploïde

Pour les variétés diploïdes, prévoir une densité de semis de 15 à 20 kg/ha et de 20 à 25 kg/ha pour les tétraploïdes.

Epoque de semis Utilisation projetée Type de RGI Commentaire
Fin d’été P automne + P printemps RGI non Al. Tétra. Feuilles jusqu’à l’hiver et montaison au printemps
P automne + F printemps RGI non Al. Di.
Ens. Automne + F ou Ens printemps RGI Al. Di Montaison avant l’hiver et au printemps
Ens. Automne + P printemps RGI Al. Tétra
Printemps P RGI non Al. Di RGI non Al. Tétra Feuilles toutes l’année
F ou Ens RGI Al. Di. Montaison rapide
P + F ou Ens RGI Al. Di. RGI Al. Tétra. Possibilité d’alterner le mode d’exploitation

Tableau 2 : les Ray-grass d'Italie, un potentiel de plus de 15 tonnes de MS/ha !

Epoque de semis Utilisation projetée Type de RGI Commentaire
Fin d’été P automne + P printemps RGI non Al. Tétra. Feuilles jusqu’à l’hiver et montaison au printemps
P automne + F printemps RGI non Al. Di.
Ens. Automne + F ou Ens printemps RGI Al. Di Montaison avant l’hiver et au printemps
Ens. Automne + P printemps RGI Al. Tétra
Printemps P RGI non Al. Di RGI non Al. Tétra Feuilles toutes l’année
F ou Ens RGI Al. Di. Montaison rapide
P + F ou Ens RGI Al. Di. RGI Al. Tétra. Possibilité d’alterner le mode d’exploitation

Semer le ray-grass italien le plus tôt possible !

Le Ray-grass d'Italie (RGI) est la graminée la plus semée en France. Il tolère une préparation de sol assez sommaire, voire même un semis direct. Il doit être semé le plus tôt possible dès que les conditions deviennent favorables.

Pour les semis d'été, on peut le semer avant la fin août ou vers le tout début septembre et après les gelées pour les semis de printemps. Il atteint en peu de temps le stade tallage et ses racines se développent abondamment. Le Ray-grass d'Italie a une courte durée de vie ; sa pérennité varie de 6 à 24 mois.

Une grosse productivité et un excellent piège à nitrate

Le ray-grass d'Italie est très productif lorsque les conditions climatiques ne sont pas limitantes. C'est également un excellent piège à nitrates en interculture en raison de son fort développement racinaire et de sa rapidité d'installation.

Pour le pâturage, ne pas attendre l'épiaison !

On peut faire pâturer un ray-grass bien avant le stade début montaison et de toute façon en cours de montaison, mais surtout avant épiaison. C'est le stade durant lequel le RGI perd une partie de sa valeur alimentaire que ne vient même pas compenser l'accroissement de leur production/hectare.

En effet, au moment de l'épiaison, l'énergie de la plante est principalement utilisée pour la reproduction et par conséquent, la valeur alimentaire se dilue dans la plante et diminue considérablement.

 

Source : Gnis.

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