Le crédit hypothécaire «Habitat en milieu rural» aux particuliers

L'Algérien consomme 15 kg de poulet par an

La facture des importations des céréales a reculé de 26% durant l’année 2016 soit l’équivalent de 1,7 milliards de dollars par rapport a l’année 2015

تنظم الغرفة الفلاحية لولاية جيجل اجتماع مع رؤساء ومديري التعاونيات الفلاحية لدراسة أوضاع مختلف مشاكل هذه التعاونيات الفلاحية يوم الاثنين 10 جويلية 2017 بمقر الغرفة الفلاحية

عـــدد سكــان ولايـــة جيجــل حســب الديـــوان الوطنــي للإحصائيـــات هـــو749956 نسمـــة

تعلن الغرفة الفلاحية لولاية جيجل عن تنظيم يوم تحسيسي تكويني حول بكتيريا " أكسيليلا فاستيديوزا " المسببة لمرض التدهور السريع للزيتون  بالتنسيق مع المعهد الوطني لحماية النباتات و مديرية المصالح الفلاحية لولاية جيجل ، و ذلك يوم 07 مارس 2018 بالمركز الثقافي الإسلامي وسط مدينة جيجل، إبتداءا من الساعة 9 سا و 30 د صباحا

الحملة الوطنية الكبرى للتشجير تحت  شعار "شجرة لكل مواطن" التي ستنطلق بداية شهر اكتوبر2019 الى غاية مارس  2020 

Une coopération constante avec les pouvoirs publics pour la gestion rationnelle de l’eau en Agriculture

Une aide aux Agriculteurs et Eleveurs pour la promotion des terroirs (Indication géographique, Appellations d’origine

Une contribution active à la promotion de l’Agriculture par l’organisation des Foires et Salons

Une Animation et un accompagnement professionnel par le conseil ; la vulgarisation et la formation des Agriculteurs et les fils d’Agriculteurs dans l’ensemble des Filières

  • Produit laitier

  • Huile

  • Fraise

  • CAW de Jijel

Bulletin technique

Le pâturage pour séquestrer du carbone : Le couple herbe/bovins, c’est du propre !

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Les ruminants en général et les bovins en particulier sont de plus en plus souvent mis en accusation pour leurs émissions de méthane, un gaz à effet de serre (GES) contributeur du réchauffement climatique. Il serait presque écologiquement incorrect de consommer de la viande de boeuf !

C’est ignorer que le stockage de carbone par les prairies contrebalance les émissions de GES. Y compris par les prairies temporaires.

Car il s’agit bien d’un bilan à aborder d’une manière dynamique. « Depuis sept ans, introduit Jean-Baptiste Dollé, responsable du service environnement à l’Institut de l’Elevage, nous avons élargi nos travaux aux questions liées au changement climatique. »

Une méthode d’évaluation de l’empreinte carbone nette a été élaborée à partir des données des Réseaux d’Elevages, issues de quelque 550 élevages bovins. Aux émissions de l’exploitation sont soustraits les volumes stockés dans les prairies.

Et le résultat est pour le moins intéressant : en élevage allaitant, où la part de l’herbe est la plus importante, le stockage carbone sous les prairies et les haies peut compenser de 60 à plus de 100 % des émissions de méthane produit par les animaux. « Le stockage lié à chaque hectare de prairie est de 500 kg de carbone par an, quel que soit le type de prairie. Le déstockage lié au retournement d’une prairie est de 1 000 kg de carbone. Ces valeurs font maintenant consensus », souligne le responsable du service environnement de l’institut.

Des données qui battent en brèche une idée reçue selon laquelle les prairies temporaires ne contribueraient pas au stockage du carbone. En effet, une prairie temporaire offre sur quatre ans un solde positif de 1 000 kg : 4 années de stock carbone de 500 kg, moins 1 000 kg lors du retournement de la prairie.

Evaluer l’impact des pratiques pour mieux les expliquer

De nombreux leviers peuvent être actionnés : allonger le temps de présence des animaux dans les prairies et la durée des prairies temporaires ; favoriser l’apport d’engrais organiques plutôt que minéraux ; implanter des légumineuses ; des prairies multi-espèces ; favoriser le pâturage plutôt que la fauche… « Chaque levier peut apporter une amélioration de 1 à 10 %. Certains en sont au stade de la recherche, d’autres déjà largement développés. Mais, au total, sans modifier radicalement les modes de production ni compromettre l’économie de l’élevage, ce sont 5 à 15 % de réduction qui peuvent être réalisées ».

« Au-delà du stockage carbone, les prairies contribuent également à réguler les cycles de l’eau, à la qualité des paysages et à la biodiversité, poursuit Jean-Baptiste Dollé. Une prairie monoespèce très fertilisée aura un profil moins positif sur la biodiversité de la faune et la flore qu’une prairie multiespèces correctement fertilisée, surtout si elle l’est avec de l’azote organique ou en intégrant des légumineuses. »

Des travaux sont en cours pour évaluer l’impact des pratiques agricoles sur le bilan carbone, la biodiversité, la qualité de l’eau… Afin de disposer d’indices pour mieux conduire les exploitations, mais aussi pour apporter des contributions factuelles aux débats avec la Société.

Source : Le Gnis

 
 

Observer les animaux souvent et hors périodes de soin

Quelle est la stratégie la plus opportune pour repérer le mieux possible les vaches en chaleur sans avoir recours aux différents outils et capteurs communément appelés monitoring?

Une synthèse des données disponibles a été proposée à l'occasion du colloque « Repro 2020 », organisé début octobre à l'occasion du Sommet de l'élevage, avec en parallèle l'édition et la diffusion d'un fascicule de synthèse*.

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Un travail jugé fastidieux et chronophage

Une enquête réalisée en 2010 auprès de 255 élevages allaitants avait permis de mieux cerner les pratiques et perceptions des éleveurs à ce sujet. Quand ces derniers estiment se heurter à des difficultés pour détecter les chaleurs de leurs animaux, cela découle majoritairement d'un manque de disponibilité pour faire ce travail jugé fastidieux et chronophage.

La détection des chaleurs est affectée par l'augmentation de la dimension des troupeaux et la concurrence avec d'autres activités, qui limitent le temps disponible par animal et par unité de main-d'oeuvre à consacrer à cette activité. Or les conséquences d'une mauvaise surveillance des chaleurs peuvent se traduire par un impact important sur la fertilité du cheptel, avec des IA réalisées au mauvais moment. Les IA peuvent aussi ne pas être réalisées, tout simplement car la vache n'a pas a été vue en chaleur du fait de l'expression très discrète de ces dernières, ou faute d'avoir eu suffisamment de temps à consacrer à la surveillance des animaux. Autant d'événements qui pénalisent l'IVV et donc la productivité numérique.

« Globalement, la plupart des éleveurs font confiance à l'acceptation du chevauchement, qui reste le signe le plus fiable. Étonnamment, les glaires sont jugées assez communément comme un signe fiable par les éleveurs, alors que des études en troupeaux laitiers ont prouvé que ce signe n'était pas spécifique de l'oestrus », précise le compte rendu de l'étude.

Observation discrète deux à trois fois par jour

A partir des connaissances déjà engrangées sur la détection visuelle des chaleurs dans les élevages laitiers, certaines recommandations ont pu être mises en avant.

Il est préférable d'observer discrètement les lots deux ou trois fois par jour en dehors des périodes d'alimentation, quand les animaux sont calmes, et d'accepter de consacrer au moins quinze minutes par jour à ce travail en fractionnant ces séances. « En bref, les recommandations pour optimiser la détection des chaleurs sont de prendre en compte tous les signes sexuels : acceptation du chevauchement, chevauchements, flairages et léchages de la zone arrière, appui du menton sur le dos d'une congénère. »

D'autres facteurs gagnent ensuite à être pris en compte et nécessitent une bonne connaissance du comportement et du caractère de ses animaux. « Certaines vaches sont plutôt « réceptives », c'est-à-dire qu'elles acceptent souvent le chevauchement mais vont peu vers les autres.

D'autres ont un comportement inverse : elles sont plutôt « actives ». Elles chevauchent les autres vaches, posent leur menton sur les croupes, reniflent et lèchent la vulve des autres vaches mais acceptent plus difficilement le chevauchement. » Ces caractéristiques comportementales interagissent avec les « affinités » entre telle et telle vache, sans oublier de prendre en compte la hiérarchie entre les animaux cohabitant dans la même case.

Une autre donnée pouvant confirmer ou infirmer la présomption de chaleur est l'intervalle entre deux chaleurs ou deux IA. S'il est de trois ou six semaines, cela doit inciter à redoubler d'attention. D'où aussi l'importance de bien noter tous ces différents événements découlant de l'observation du troupeau.

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

* «Expression et détection des chaleurs dans les troupeaux bovins allaitants », document de synthèse réalisé par /'Institut de l'élevage dans le cadre du programme Repro 2020.

Cinq signes de chaleur à observer

1- Acceptation du chevauchement : la vache s'immobilise lorsqu'elle est chevauchée par une congénère. C'est le signe le plus spécifique de l'oestrus, mais il est rare et dure peu ( 6 à 10 heures). Une détection des chaleurs basée exclusivement sur ce signe peut conduire à de bons résultats si la fréquence de surveillance est élevée, mais elle devient une pratique à risque si elle ne l'est pas suffisamment.

2- Les signes sexuels dits secondaires (flairage et léchage de la zone ano-génitale, menton posé sur la croupe ou le dos d'une congénère) et chevauchement d'autres congénères. Ce sont des signes moins caractéristiques mais exprimés beaucoup plus fréquemment que l'acceptation du chevauchement. Ils gagnent à être confirmés avec d'autres signes sexuels secondaires ou acceptations de chevauchement, afin de ne pas se tromper sur l'identification de la femelle en chaleur.

3- Davantage de temps passé debout. C'est un bon indicateur mais il est difficile à chiffrer précisément. Il gagne à être utilisé en association avec d'autres signes et permet en cela de conforter une prise de décision.

4- Comportements sociaux (flairage et léchage en dehors de la zone ano-génitale, coups de tête ... ) : ces comportements s'expriment également en dehors de la période des chaleurs et doivent donc être pris en compte avec précaution. Leur fréquence accrue peut venir compléter des signes de chaleur plus spécifiques.

5- La présence de glaires est à utiliser avec beaucoup de précaution. Des études en troupeaux laitiers ont prouvé que ce signe n'était pas spécifique de l'oestrus et donc peu fiable. Il ne peut venir qu'en complément de signes de chaleurs plus spécifiques.

Effet bâtiment et saison

La qualité du bâtiment, en particulier sa luminosité, impacte la reprise de la cyclicité des femelles et l'expression de leurs chaleurs.

Une ambiance saine et lumineuse est tout particulièrement bénéfique, pour ne pas dire indispensable. Cela passe par le respect des normes habituelles pour la couverture du bâtiment (6 à 7 % de la toiture en translucides pour un bâtiment ouvert, et 8 à 10 % pour un bâtiment fermé).

Le sol n'est pas à négliger. Des aires raclées ou des surfaces en caillebotis glissantes pénalisent le déplacement et l'expression des chaleurs. Toute boiterie est pénalisante pour les mêmes raisons.

La reprise de l'activité ovarienne après vêlage dépend aussi de la saison. Elle est plus rapide en automne qu'en hiver. La situation est tout particulièrement défavorable en début d'hiver, s'améliore en fin d'hiver et se rétablit dès la mise à l'herbe.

Source : Panorama de presse Réussir Bovins viande.

 
 

Chirurgie à la ferme, quelques précautions

Les conditions dans lesquelles le vétérinaire opère surprendraient n'importe quel chirurgien qui y verrait à redire sur la préparation de l'animal, les conditions de réveil, la stérilité du matériel et des assistants, la propreté du « bloc opératoire», le confort du chirurgien, sa sécurité et celle du patient. Certes, il y a des risques, il faut donc les minimiser!

1 - De la sécurité pour l'animal et des ressources à proximité

« D'abord ne pas nuire ! ».

securite animal chirurgie 530

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Il faut donc offrir un minimum de sécurité à l'animal qui ne doit pas pouvoir se mettre en mauvaise posture soit en se couchant s'il doit rester debout soit en se levant s'il doit rester couché. Pour contenir l'animal correctement, il faut donc quelques cordes de différentes longueurs - elles font souvent défaut et la ficelle de big est inconfortable - et parfois une chaîne solide pour des animaux lourds et/ou indociles. Il faut également des points de fixation qui permettent d'orienter la tête de l'animal dans la direction souhaitée au cas où il se coucherait.

Si la vache doit rester debout sur le béton, c'est sur un sol raboté sur lequel vous aurez répandu du sable pour une meilleure adhérence car cette vache aura, pour la nécessité, les pattes arrière entravées. On préfère toujours ne pas laisser la vache au cornadis pour ne pas risquer le couchage et les ennuis.

Mais au cornadis, la clé de 17 ne doit pas être loin! Le couchage (ou le roulement de la vache) nécessite une aire propre, non encombrée, non traumatisante, avec des points de fixation pas trop éloignés et du personnel - cinq conditions à réunir ensemble. Et au cours d'une opération, les forces humaines font partie de l'équation, au moins pour prêter main-forte en cas d'incident! Sur la vache debout, la petite chirurgie des trayons ou de la mamelle peut se faire avec la patte en l'air, dans un travail où elle ne pourra pas se coucher.

2 - Un animal à jeun et au propre !

Le préalable à l'anesthésie générale est la mise à jeun de l'animal. C'est très important chez nos pré-ruminants qui, une fois couchés, ne manquent pas de météoriser s'ils viennent de consommer des aliments. C'est aussi une précaution à prendre chez les veaux de quelques jours qui après avoir bu peuvent régurgiter le contenu de leur caillette.

veau anesthesie 350

Le réveil peut aussi réserver quelques surprises si le veau en essayant de se lever tombe la tête sous le corps. Il faut le placer sur le ventre, en position de grenouille et y aller voir de temps à autre. A ce stade un accident serait bien dommage. Il est inutile aussi de lui donner à boire sa buvée tant qu'il n'est pas correctement réveillé car il risque aussi de météoriser dans les minutes qui suivent.

case trop sale 350

Une bonne paille vaudra bien mieux pour la cicatrisation de la plaie que la litière ordinaire.

3 - Hygiène et propreté parfaites

Les seaux pour commencer, l'eau ensuite, les torchons qui s'improvisent parfois en champs opératoires pour obstruer précipitamment le flanc ouvert et les mains des aides opérateurs ... tout doit être d'une parfaite propreté et tout ce qui peut être stérile doit l'être.

Les seaux ... Le véto pourrait avoir à son usage exclusif un seau qui ne serve à rien d'autre et qu'on ne soit pas obligé de récurer de fond en comble avant d'y mettre l'eau.

L'eau ... potable dans tous les cas.

seau eau chirurugie 530

Quelques torchons ... repassés à chaud (et donc pasteurisés) et conservés dans un sac en plastique à l'abri des poussières et des souillures.

main touche combi 530

Quant aux mains de l'aide opératoire, elles seront soigneusement lavées au savon chirurgical en maintenant un temps de contact d'une minute minimum et parfois même il sera bon de les recouvrir de gants d'examen trempés dans la solution désinfectante. A partir de là, le véto vous aura à l'oeil pour vous empêcher de mettre les mains sur votre cotte.

4 - La surveillance du post-opératoire

Après une chirurgie abdominale ou une césarienne, passées les premières heures au cours desquelles la vache peut manifester de la douleur et être couchée, dès le lendemain, il faut vérifier que :

  • Elle n'a plus de coliques, ne pousse pas

  • Elle ne se plaint pas ni à l'arrêt ni en marchant

  • Elle n'est pas ballonnée du rumen

  • Elle consomme avec appétit les concentrés et aussi le fourrage

  • Elle rumine et sa production remonte

  • Elle se tient debout et peut rester longtemps dans cette position

  • Sa température rectale est < à 39,2°C

Après une césarienne, vérifier que :

  • Elle a expulsé le placenta

  • Il n'y a pas de caillots de sang à quitter l'utérus

  • Elle s'occupe de son veau et l'appelle

Quatre à cinq jours après puis dix jours après vous devriez systématiquement contrôler que:

  • Sa température rectale du matin est < à 39°C

  • Elle fréquente l'auge assidûment et ne reste pas couchée

  • Elle rumine

  • La peau et le muscle autour de la plaie ne sont pas tuméfiés

  • Si cette vache ne satisfait pas à cette description, vous devriez en toucher un mot au véto sans rien faire en attendant ses instructions.

Source : Panorama de presse Réussir Lait (Texte et photos jean-Marie Nicol, vétérinaire)

 
 
 

Le tarissement est le tremplin de la lactation

Le tarissement est une période délicate pour la vache, exposée à un déficit énergétique, une baisse de sa calcémie et de son immunité.
Des phénomènes naturels qui doivent être maîtrisés pour ne pas pénaliser la lactation à venir.

Le tarissement est une période improductive qui a un coût et n'est pas forcément facile à gérer en élevage. Est-il toujours indispensable ? Pour les vétérinaires du GTV Bretagne, la réponse est oui sans aucune ambiguïté. Qu'il s'agisse de régénérer les lactocytes — cellules productrices du lait — ou les papilles du rumen, de faciliter l'assainissement de la mamelle ou encore d'assurer la fabrication du colostrum, la mise en oeuvre d'une période sèche est incontournable, ont-ils rappelé. Et l'éleveur a tout intérêt à y être très attentif car la gestion de ce tarissement conditionne largement ce qui va se passer après, pour la vache en termes de production, reproduction et santé, mais aussi pour le veau.

« Le tarissement, et plus particulièrement le péripartum — trois semaines avant à trois semaines après vêlage — est caractérisé par trois grands phénomènes : un déficit énergétique, une baisse de l'immunité et une hypocalcémie. Ces phénomènes sont naturels et quasi inévitables, explique un vétérinaire. La gestion de la période sèche doit permettre d'en maîtriser l'ampleur pour éviter qu'ils ne basculent vers des pathologies, métaboliques mais aussi infectieuses, comme les mammites ou métrites. »

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La conduite du tarissement conditionne largement ce qui va se passer après, pour la vache et son veau.

1 - Hypocalcémie: contrôler le Baca avec le pH urinaire

L'hypocalcémie est souvent considérée sous l'angle des fièvres de lait et vaches couchées. « Mais même une vache qui reste debout peut être en hypocalcémie, subclinique, avec des conséquences négatives sur sa santé et ses performances. Pour une fièvre de lait, on a six ou sept hypocalcémies subcliniques », évalue le vétérinaire. Et cette hypocalcémie est un facteur de risque de nombreuses affections. Elle réduit la contractilité des muscles lisses de l'utérus, du sphyncter du trayon avec, à la clé, des vêlages plus lents, des risques de rétentions placentaires, métrites mais également de mammites.
D'autant que l'hypocalcémie pénalise également l'immunité.

La vache en hypocalcémie subclinique est fatiguée, passe plus de temps couchée donc moins de temps à 
manger (environ 1 kg de MS en moins consommé par jour) avec une production pénalisée. Du fait de leur moindre ingestion, ces vaches maigrissent davantage, avec un risque d'acétonémie accru et des résultats de fécondité en baisse. rhypocalcémie pénalise aussi la quantité et la qualité du colostrum, et la montée laiteuse, souligne le vétérinaire.

Les mesures de prévention existent, notamment par la maîtrise du Baca (Bilan alimentaire anions-cations) de la ration. Avant vêlage, il doit être négatif pour favoriser l'augmentation du calcium sanguin (en stimulant la parathormone et en favorisant la mobilisation du calcium osseux et digestif). « Et l'éleveur a un moyen simple de voir si sa ration est adaptée, en mesurant le pH urinaire de ses vaches taries avec des bandelettes. Dix jours avant la mise bas, ce pH doit être inférieur à 8, proche de 7 à 7,5. » Si ce n'est pas le cas, l'éleveur peut ajouter 50 g de chlorure de magnésium - bien mélangé à la ration car peu appétent - ou de sels commerciaux. L'évolution du pH est mesurable 3 à 5 jours après le changement de minéral.

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Le PH urinaire est un moyen simple de contrôler le Baca. En fin de tarissement, ce pH doit être inférieur à 8.

2 - Des papilles bien développées pour absorber les acides gras volatils

 

Maîtriser le déficit énergétique est un autre enjeu de la conduite du tarissement. Les vaches grasses étant sujettes à de nombreuses maladies métaboliques, l'une des priorités de la période sèche est de ne pas avoir d'engraissement des animaux. C'est ce qui justifie d'avoir en début de tarissement une ration à faible densité énergétique et fibreuse, de façon à ce que le rumen conserve un maximum de volume. 

Mais en fin de période sèche, les besoins de gestation augmentent alors que la capacité d'ingestion, elle, diminue, notamment du fait de la place prise par le veau et les annexes. La baisse d'ingestion en fin de tarissement par rapport au début est d'environ 30 %. Même si l'éleveur n'en est pas forcément conscient, « l'amaigrissement physiologique débute environ deux semaines avant vêlage ». Il y a donc nécessité d'augmenter la concentration énergétique de la ration avant vêlage, c'est l'objet de la phase de préparation au vêlage.

L'augmentation de la densité énergétique sur les trois dernières semaines de tarissement par l'apport de concentrés est également indispensable pour permettre le développement des papilles du rumen qui ont régressé en début de tarissement. Et ces papilles sont essentielles puisque ce sont elles qui assurent l'absorption des acides gras volatils (AGV), donc la valorisation de la ration. Si les fourrages utilisés au tarissement et en lactation sont différents, c'est également le moment de les réintroduire de façon à ce que la flore du rumen s'y adapte. L'idéal est cependant de garder un fond de cuve, en distribuant au tarissement le même fourrage que celui qui sera utilisé en lactation, mais en quantité réduite et complété par des fourrages fibreux, foin ou paille.

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Le régime du tarissement doit permettre de préserver le potentiel d'ingestion de la vache, sans qu'elle engraisse.

À chacune sa durée de tarissement

Le tarissement est incontournable. Sa suppression entraîne notamment une baisse de production sur la lactation suivante d'environ 20 % et ne permet pas la fabrication du colostrum, indispensable au veau et qui nécessite 25 à 30 jours en fin de gestation. « Mais toutes les vaches n'ont pas forcément besoin d'être taries pendant deux mois. » Un tarissement plus court, de six semaines, écrête un peu le pic de lactation, en limitant ainsi le déficit énergétique et les soucis métaboliques et de reproduction souvent associés. Il peut être bénéfique à des multipares sujettes à ce type de problèmes. Par contre, les primipares qui n'ont pas terminé leur croissance, les vaches qui arrivent infectées au tarissement ou les animaux maigres ont besoin de deux mois de période sèche.

Mise en garde

Les trayons des taries ne sont pas forcément étanches. L'hygiène du logement des vaches taries est donc essentielle pour limiter le risque de nouvelles infections. En effet, l'arrêt de la traite entraîne la régression des lactocytes de la mamelle et la formation d'un bouchon de kératine destiné à obstruer le canal du trayon et empêcher la pénétration de pathogènes. Mais, d'une vache à l'autre, ce bouchon se forme à une vitesse variable, en fonction notamment du niveau de production au tarissement. « 7 jours après arrêt de la traite, seulement la moitié des vaches ont rendu leur bouchon de kératine hermétique, expliquent les vétérinaires. Et 60 jours après arrêt de la traite, 5 % des trayons n'ont jamais été bouchés. » Ensuite, pendant la fabrication du colostrum, les bouchons de kératine perdent aussi de leur étanchéité (sous l'effet de )'oedème mammaire et de la pression croissante dans la citerne).


3- Les événements du tarissement sont imbriqués entre eux

« La maîtrise du déficit énergétique est essentielle pour la reproduction», rappelle le vétérinaire. En effet, lorsqu'on insémine 50 à 60 jours après vêlage, il faut avoir en tête que la sélection et l'évolution du follicule ont commencé 1,5 à 2 mois avant. Pendant cette période, le follicule grossit, développe des récepteurs aux hormones de l'ovulation (LH et FSH). En cas de déficit énergétique ou en présence de toxines liées à des infections comme les mammites ou métrites, la synthèse des hormones d'ovulation et le développement des récepteurs ne se font pas bien. En pratique, pour obtenir une ovulation de qualité, la perte d'état corporel entre le vêlage et le pic de lactation doit être inférieure à 1,5 point idéalement 1 point.

La baisse de l'immunité autour du vêlage est due notamment aux évolutions hormonales du péripartum sur lesquelles on ne peut pas agir. Mais elle peut être accentuée par différents phénomènes, notamment les carences en nutriments: vitamines anti-oxydantes E et A (et son précurseur le Béta carotène) et oligo-éléments (zinc, sélénium, cuivre, manganèse...) qui interviennent comme co-facteurs d'enzymes impliquées dans les méca-nismes de défense. Tous ces nutriments jouent un rôle majeur dans la lutte contre l'inflammation et la baisse de l'activité immunitaire. « Et s'il y a une période où l'éleveur doit être attentif à en assurer des apports suffisants c'est bien le tarissement.»

La baisse de la calcémie et le déficit énergétique aggravent également la baisse de l'immunité. En fait, tous les phénomènes physilogiques caractéristiques du tarissement sont imbriqués. Dans ce contexte de baisse d'immunité, on comprend facilement toute l'importance de l'hygiène du logement des vaches taries, du box de vêlage, de l'opérateur et des ustensiles en cas d'assistance au vêlage pour limiter au maximum la pression infectieuse. Il est également essentiel d'offrir à la vache tarie un maximum de confort, en limitant tous les facteurs de stress, au vêlage, bien sûr mais également avant. Les stress, en effet, génèrent la production de cortisol, qui a un effet négatif sur l'immunité déjà mise à mal en fin de gestation.

Le saviez-vous?

« Contrairement à ce que l'on entend régulièrement sur le terrain, le sel, qui contient à la fois des ions chlorure et sodium n'influe pas sur le Baca », expliquent les vétérinaires. Il est conseillé de maintenir un apport de 20 g à 30 g de sel/vache tarie/jour. Par contre, il faut absolument éviter de donner aux taries du bicarbonate de sodium, au Baca très élevé (12000 meq/kg). 50 g de bicarbonate apportent ainsi 600 meq! Attention à l'alimentation des vaches taries avec les refus des laitières si ces dernières reçoivent du bicarbonate.


Source : Réussir lait

 
 
 
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Dimanche 15 Septembre 2019

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